vendredi 30 mai 2008

Grâce à d'importants progrès techniques, les eaux usées recyclées trouvent de nouvelles utilisations

Imaginée il y a une vingtaine d'années pour l'industrie, la réutilisation des eaux usées est une technique en pleine expansion. Dans les sept prochaines années, les capacités mondiales devraient plus que doubler pour passer à 55 millions de mètres cubes par jour. Soit une croissance de 10 à 12 % par an, en moyenne dans le monde. Avec des pointes de 41 % par an en Australie, de 27 % en Europe et de 25 % aux Etats-Unis.
La ville de Barcelone, en Espagne, a ainsi demandé à Veolia de construire une des plus grandes usines au monde de recyclage des eaux usées. Comme dans toutes les grandes villes, les eaux utilisées par les habitants sont envoyées dans une station d'épuration où elles subissent une première série de traitements. Mais ensuite, au lieu d'être rejetées en mer, elles passent par des clarificateurs et des filtres qui les rendent assez propres pour un usage agricole.
Plusieurs obstacles restent cependant à surmonter pour que la réutilisation des eaux recyclées se généralise dans le monde. Le principal d'entre eux est celui du coût. Une des pistes étudiées consiste à utiliser les nanotechnologies pour fabriquer les membranes utilisées pour la microfiltration et l'osmose inverse : elles comporteront beaucoup plus de pores au mètre carré, mais seront toujours résistantes ; du coup, la pression - et donc la consommation d'électricité - exigées lors des traitements supplémentaires seront moindres. Voir l'article sur ce sujet que j'ai publié hier dans Les Echos.

samedi 17 mai 2008

La reconnaissance vocale à l'heure de la maturité ?

Les techniques de reconnaissance vocale ont fait d'énormes progrès au cours des dernières années. Ainsi, le système d'exploitation Vista de Microsoft possède une fonction de ce type. Pourtant, force est de reconnaître que leur utilisation se heurte encore à des obstacles. Fabrice Guiraud, l'inventeur de Magui, l'ordinateur ultrasimplifié destiné aux personnes âgées, 1er prix du concours Lépine dimanche dernier, avait d'abord songé à utiliser la reconnaissance vocale comme interface de commande. Une idée a priori excellente pour des utilisateurs dont, en général, les doigts sont mal à l'aise avec le clavier. Las, « la voix des seniors est parfois mal assurée : cela aurait entraîné un trop grand nombre d'erreurs et donc du stress pour les utilisateurs », explique Fabrice Guiraud. Un écran tactile a finalement été installé sur la machine.
En revanche, la reconnaissance vocale a fait son entrée à l'hôpital. Le centre hospitalier universitaire d'Ulleval, à Oslo, plus grand hôpital de Norvège et d'Europe du Nord (il emploie quelque 9 000 personnes, dont 1 000 médecins et 2 500 infirmiers ; ses 1 200 lits accueillent quelque 45 000 patients par an ; son budget - plus de 5,2 milliards de couronnes norvégiennes, soit plus de 650 millions d'euros - engloutit à lui seul un dixième des dépenses de santé publique du pays), devrait devenir en mars 2009 un des plus gros utilisateurs au monde de la technologie de reconnaissance vocale. Lire l'article que j'ai publié hier dans Les Echos.


dimanche 11 mai 2008

Pensez à sauvegarder vos photos numériques

Nos grands-parents stockaient leurs photos argentiques dans des albums. Quelques centaines de clichés résumaient souvent toute une vie. Les jeunes parents actuels, eux, risquent bien de se retrouver, à la fin de leur existence, avec des dizaines de milliers de photos numériques ! Comment classer ces documents, ces souvenirs… de façon à pouvoir retrouver le portrait du petit Louis réalisé dans l’Eurostar lorsqu’il avait 7 ans ? Et comment conserver ces documents électroniques pour pouvoir les transmettre en toute sécurité aux générations suivantes ? Lire l'article que j'ai publié sur ce sujet dans l'hebdomadaire Famille Chrétienne du 10 mai 2008.

vendredi 9 mai 2008

Bientôt de nouvelles puces électroniques pour votre voiture

Environ 2 milliards de circuits intégrés pour l'automobile sont produits chaque année dans le monde, dont quelque 600 millions d'unités en Europe. Le projet de recherche hArtes entend rendre les progrès de l'électronique embarquée accessibles aux PME.
Ce programme, mené par 14 entreprises, universités ou centres de recherche européens et financé par la Commission européenne à hauteur de 10 millions d'euros, vise à mettre à la disposition des PME une série d'outils facilitant la fabrication et la programmation des systèmes embarqués, ces circuits électroniques dédiés à une tâche bien précise. L'ambition du programme n'est pas négligeable quand on sait qu'un simple lecteur de DVD contient, par exemple, au moins trois systèmes embarqués. Lire à ce sujet l'article que j'ai publié avant-hier dans Les Echos.