lundi 30 mars 2009

Lundi 30 mars : invité de l'émission "A la Carte" sur France 3

Cet après-midi, j'ai été, en tant qu'auteur du livre Tous Fichés, un des invités de l'émission A la Carte, présentée, sur France 3, par Valérie Durier.

Le débat portait sur Pour ou contre la vidéosurveillance ? : «Les caméras de vidéosurveillance se multiplient sur la voie publique […] Quelles sont les villes les mieux équipées en vidéosurveillance ? Combien de temps les films sont-ils conservés et par qui ? Quels genres de débordements peut-on craindre (on parle parfois d’atteinte à la vie privée) ? @ la carte fait le point et répond à toutes vos questions sur la vidéosurveillance et la petite délinquance.»

Parmi les autres experts présents sur le plateau :
Nicolas Comte, gardien de la paix et secrétaire général du Syndicat Général de la Police de Force Ouvrière (SGP-FO), et Blandine Poidevin, avocate.

Retrouvez cette émission en cliquant ici : http://programmes.france3.fr/a-la-carte/index-fr.php?page=integrales&emission=692

Téléphones portables, antennes-relais, Wifi : quels dangers pour notre santé ?


Même les opérateurs de téléphonie mobile conseillent d'être prudent lors de l'utilisation d'un téléphone portable.

Les champs électromagnétiques ont toujours existé dans la nature : les charges électriques qui apparaissent dans l'atmosphère lors d'un orage donnent naissance à un champ électrique. De même, le champ magnétique terrestre serait utilisé par les oiseaux et les poissons pour se repérer.
L'homme est donc habitué à ces phénomènes naturels. Mais depuis une cinquantaine d'années, les champs électromagnétiques artificiels se sont multipliés avec l'apparition, un peu partout dans les pays développés, puis dans le reste du monde, d'antennes-relais pour la radio, la télévision et le téléphone mobile, situées à l'extérieur des bâtiments.
Depuis peu, il faut y ajouter les bornes Wifi qui permettent un accès sans fil à Internet dans les bureaux, les écoles, certains squares et chez soi. Bref, impossible d'y échapper.
Un tour sur le site cartoradio.fr de l'Agence Nationale des Fréquences, qui recense (presque) tous les émetteurs et relais présents dans l'Hexagone, donne le vertige. D'autant que les médias se font régulièrement échos de cas de cancers dans des endroits exposés aux faisceaux d'antennes-relais (comme, par exemple, malheureusement, l'archevêché de Lyon, située sur la colline de Fourvière).
Mais il y a peut-être encore plus inquiétant : le téléphone mobile, dont l'usage s'est généralisé à une vitesse phénoménale. La métropole française compte désormais quelque 53 millions de portables en activité.
Or, ce qu'il y a de nouveau avec le téléphone mobile, c'est que l'utilisateur peut coller son cerveau sur un champ électromagnétique. “Les premières études sur les conséquences de l'exposition de notre cerveau aux ondes du mobile ne sont pas rassurantes : il n'y a pas de certitude absolue, mais cela semble plutôt indiquer un risque", prévient le Docteur Annie Sasco. Ce médecin épidémiologiste du cancer fait partie, aux côtés de David Servan-Schreiber, des vingt experts internationaux, qui, en juin dernier, ont publié un manifeste - l"Appel des 20" - engageant à la prudence tous les propriétaires de portables.
Pour tenter d'y voir clair, Famille Chrétienne a contacté plusieurs organismes et experts. Ont répondu : deux signataires de l'Appel des 20 (le Dr Annie Sasco, donc, et Jean-Loup Mouysset, cancérologue), Stéphen Kerckhove, de l'association Agir pour l'Environnement, à l'initiative de la campagne TcherMobile, et l'Afom (Association Française des Opérateurs Mobiles).
Sur les antennes-relais de téléphonie mobile, l'Afom met en avant plusieurs rapports officiels concluant à l'absence de risque à vivre près de tels équipements. Les trois autres interlocuteurs demandent, eux, que les faisceaux de ces antennes-relais ne soient pas dirigés vers des bâtiments "sensibles", comme les écoles, que la puissance de ces appareils soit diminuée ou que leur installation fasse l'objet d'un "permis spécifique qui permettrait aux autorités locales de donner leur avis".
En attendant que de telles décisions soient éventuellement prises au niveau national, le citoyen lambda ne peut pas faire grand-chose, si ce n'est continuer à vivre au milieu de tous ces champs ou se lancer dans de longues procédures judiciaires.
Saisie par trois familles de Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, la cour d'appel de Versailles a condamné en février Bouygues Telecom à démonter une antenne-relais et à verser 7 000 euros à chaque couple "pour exposition à un risque sanitaire." Quelques jours plus tard, SFR était à son tour condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape.
Fait inhabituel : ces deux décisions de justice ont aussitôt été critiquées par l’Académie de Médecine. Cette société savante a rappelé qu’«on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. »
En revanche, sur le téléphone mobile, tout le monde - y compris l'Afom - est d'accord pour dire que dans le doute, il faut appliquer le principe de précaution et diminuer le plus possible son exposition personnelle. Et là, bonne nouvelle, tout le monde peut faire quelque chose. Voici la synthèse des conseils à appliquer :

1 Pas de téléphone mobile pour les enfants (reste à savoir ce qu'est un enfant : certains parlent de moins de 12 ans, d'autres de moins de 15 ans ; aux parents de décider). La croissance de leur organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques.

2 Choisir un mobile à faible DAS (Débit d'Absorption Spécifique : le DAS mesure le niveau maximum d'ondes radio auquel vous pouvez être exposé en utilisant cet appareil). Tous les téléphones mobiles commercialisés en France doivent avoir un DAS inférieur à 2 W/kg, mais certains appareils ont des DAS beaucoup plus faibles que les autres.

2 Si possible, ne pas porter son téléphone près de son cœur, de l'aisselle, des hanches ou des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone la plus éloignée possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.

3 Toujours utiliser l'oreillette « filaire » (encore appelée "kit piéton") livrée avec votre téléphone afin d'éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation.

4 Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximale : l'écran doit afficher les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter serait multiplié par 2.

6 Ne pas téléphoner en se déplaçant (train, voiture, bus, pied, cheval, vélo, bateau, patinette, roller, etc.). Un mobile en mouvement émet plus d'ondes.

7 Eloigner le mobile de soi et le maintenir à la verticale le temps de joindre son correspondant (tant que la première sonnerie n'a pas retenti).

8 La nuit ne pas dormir avec son portable à proximité. Mieux vaut l'éteindre.

Un dernier conseil, mais qui ne concerne que la borne Wifi : si vous pouvez*, la nuit, éteignez-la !

Jacques Henno

(article paru dans Famille Chrétienne le 19 mars 2009)
* attention, si vous possédez une "Box", à ne pas couper votre téléphone.

Téléphones portables, antennes-relais, Wifi : quels dangers pour notre santé ?


Même les opérateurs de téléphonie mobile conseillent d'être prudent lors de l'utilisation d'un téléphone portable.

Les champs électromagnétiques ont toujours existé dans la nature : les charges électriques qui apparaissent dans l'atmosphère lors d'un orage donnent naissance à un champ électrique. De même, le champ magnétique terrestre serait utilisé par les oiseaux et les poissons pour se repérer.
L'homme est donc habitué à ces phénomènes naturels. Mais depuis une cinquantaine d'années, les champs électromagnétiques artificiels se sont multipliés avec l'apparition, un peu partout dans les pays développés, puis dans le reste du monde, d'antennes-relais pour la radio, la télévision et le téléphone mobile, situées à l'extérieur des bâtiments.
Depuis peu, il faut y ajouter les bornes Wifi qui permettent un accès sans fil à Internet dans les bureaux, les écoles, certains squares et chez soi. Bref, impossible d'y échapper.
Un tour sur le site cartoradio.fr de l'Agence Nationale des Fréquences, qui recense (presque) tous les émetteurs et relais présents dans l'Hexagone, donne le vertige. D'autant que les médias se font régulièrement échos de cas de cancers dans des endroits exposés aux faisceaux d'antennes-relais (comme, par exemple, malheureusement, l'archevêché de Lyon, située sur la colline de Fourvière).
Mais il y a peut-être encore plus inquiétant : le téléphone mobile, dont l'usage s'est généralisé à une vitesse phénoménale. La métropole française compte désormais quelque 53 millions de portables en activité.
Or, ce qu'il y a de nouveau avec le téléphone mobile, c'est que l'utilisateur peut coller son cerveau sur un champ électromagnétique. “Les premières études sur les conséquences de l'exposition de notre cerveau aux ondes du mobile ne sont pas rassurantes : il n'y a pas de certitude absolue, mais cela semble plutôt indiquer un risque", prévient le Docteur Annie Sasco. Ce médecin épidémiologiste du cancer fait partie, aux côtés de David Servan-Schreiber, des vingt experts internationaux, qui, en juin dernier, ont publié un manifeste - l"Appel des 20" - engageant à la prudence tous les propriétaires de portables.
Pour tenter d'y voir clair, Famille Chrétienne a contacté plusieurs organismes et experts. Ont répondu : deux signataires de l'Appel des 20 (le Dr Annie Sasco, donc, et Jean-Loup Mouysset, cancérologue), Stéphen Kerckhove, de l'association Agir pour l'Environnement, à l'initiative de la campagne TcherMobile, et l'Afom (Association Française des Opérateurs Mobiles).
Sur les antennes-relais de téléphonie mobile, l'Afom met en avant plusieurs rapports officiels concluant à l'absence de risque à vivre près de tels équipements. Les trois autres interlocuteurs demandent, eux, que les faisceaux de ces antennes-relais ne soient pas dirigés vers des bâtiments "sensibles", comme les écoles, que la puissance de ces appareils soit diminuée ou que leur installation fasse l'objet d'un "permis spécifique qui permettrait aux autorités locales de donner leur avis".
En attendant que de telles décisions soient éventuellement prises au niveau national, le citoyen lambda ne peut pas faire grand-chose, si ce n'est continuer à vivre au milieu de tous ces champs ou se lancer dans de longues procédures judiciaires.
Saisie par trois familles de Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon, la cour d'appel de Versailles a condamné en février Bouygues Telecom à démonter une antenne-relais et à verser 7 000 euros à chaque couple "pour exposition à un risque sanitaire." Quelques jours plus tard, SFR était à son tour condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape.
Fait inhabituel : ces deux décisions de justice ont aussitôt été critiquées par l’Académie de Médecine. Cette société savante a rappelé qu’«on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. »
En revanche, sur le téléphone mobile, tout le monde - y compris l'Afom - est d'accord pour dire que dans le doute, il faut appliquer le principe de précaution et diminuer le plus possible son exposition personnelle. Et là, bonne nouvelle, tout le monde peut faire quelque chose. Voici la synthèse des conseils à appliquer :

1 Pas de téléphone mobile pour les enfants (reste à savoir ce qu'est un enfant : certains parlent de moins de 12 ans, d'autres de moins de 15 ans ; aux parents de décider). La croissance de leur organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques.

2 Choisir un mobile à faible DAS (Débit d'Absorption Spécifique : le DAS mesure le niveau maximum d'ondes radio auquel vous pouvez être exposé en utilisant cet appareil). Tous les téléphones mobiles commercialisés en France doivent avoir un DAS inférieur à 2 W/kg, mais certains appareils ont des DAS beaucoup plus faibles que les autres.

2 Si possible, ne pas porter son téléphone près de son cœur, de l'aisselle, des hanches ou des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone la plus éloignée possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.

3 Toujours utiliser l'oreillette « filaire » (encore appelée "kit piéton") livrée avec votre téléphone afin d'éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation.

4 Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximale : l'écran doit afficher les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter serait multiplié par 2.

6 Ne pas téléphoner en se déplaçant (train, voiture, bus, pied, cheval, vélo, bateau, patinette, roller, etc.). Un mobile en mouvement émet plus d'ondes.

7 Eloigner le mobile de soi et le maintenir à la verticale le temps de joindre son correspondant (tant que la première sonnerie n'a pas retenti).

8 La nuit ne pas dormir avec son portable à proximité. Mieux vaut l'éteindre.

Un dernier conseil, mais qui ne concerne que la borne Wifi : si vous pouvez*, la nuit, éteignez-la !

Jacques Henno

(article paru dans Famille Chrétienne le 19 mars 2009)
* attention, si vous possédez une "Box", à ne pas couper votre téléphone.

vendredi 27 mars 2009

Je serai demain matin à St-Denis (93) pour parler des "Fichiers commerciaux et fichiers de police"


Je serai demain matin samedi 28 mars à St-Denis (93) pour participer à une conférence sur Technologies et libertés : Quels contrôles pour nos sociétés ? , qui se tiendra de 9 heures 30 à 17 heures 30, Bourse du travail de Saint Denis, 9-11, rue Génin 93200 Saint Denis (M° Saint Denis Porte de Paris).

J'interviendrai de 10h30 à 11h30 sur Les fichiers commerciaux et les fichiers de police, en tant qu'auteur du livre « Tous fichés » (Télémaque 2005) :

De tous temps, les réseaux d'informations (les voies romaines, le chemin de l'Inca, les voies maritimes espagnoles puis britanniques…) ont servi les empires.
Aujourd'hui,
l'empire américain utilise Internet pour surveiller la planète et faire remonter jusqu'à lui les fichiers commerciaux (Passenger name records des compagnies aériennes, transactions financières Swift ou cartes bancaires, études de consommations…) et de police utiles à sa sécurité et à son économie.
Sous la pression de Washington, la plupart des pays occidentaux, dont la France, bien sûr, utilisent également les fichiers commerciaux et de police à des fins de surveillance. C'est ainsi que dans notre pays les fichiers commerciaux (logs de connexion à Internet ou au téléphone…) et de police (Stic…) sont devenus de véritables casiers judiciaires bis.

Parmi les autres conférenciers :

• Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis et pour Mediapart, auteur de la « Grande Surveillance » (Seuil)

• Michel Alberganti, journaliste scientifique au «Monde », auteur de « Sous l’œil des puces, la RFID et la démocratie » (Actes Sud 2007)

• Meryem Marzouki, chercheur au CNRS (www-polytic.lip6.fr) et présidente de l'association IRIS (www.iris.sgdg.org)

Je serai demain matin à St-Denis (93) pour parler des "Fichiers commerciaux et fichiers de police"


Je serai demain matin samedi 28 mars à St-Denis (93) pour participer à une conférence sur Technologies et libertés : Quels contrôles pour nos sociétés ? , qui se tiendra de 9 heures 30 à 17 heures 30, Bourse du travail de Saint Denis, 9-11, rue Génin 93200 Saint Denis (M° Saint Denis Porte de Paris).

J'interviendrai de 10h30 à 11h30 sur Les fichiers commerciaux et les fichiers de police, en tant qu'auteur du livre « Tous fichés » (Télémaque 2005) :

De tous temps, les réseaux d'informations (les voies romaines, le chemin de l'Inca, les voies maritimes espagnoles puis britanniques…) ont servi les empires.
Aujourd'hui,
l'empire américain utilise Internet pour surveiller la planète et faire remonter jusqu'à lui les fichiers commerciaux (Passenger name records des compagnies aériennes, transactions financières Swift ou cartes bancaires, études de consommations…) et de police utiles à sa sécurité et à son économie.
Sous la pression de Washington, la plupart des pays occidentaux, dont la France, bien sûr, utilisent également les fichiers commerciaux et de police à des fins de surveillance. C'est ainsi que dans notre pays les fichiers commerciaux (logs de connexion à Internet ou au téléphone…) et de police (Stic…) sont devenus de véritables casiers judiciaires bis.

Parmi les autres conférenciers :

• Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis et pour Mediapart, auteur de la « Grande Surveillance » (Seuil)

• Michel Alberganti, journaliste scientifique au «Monde », auteur de « Sous l’œil des puces, la RFID et la démocratie » (Actes Sud 2007)

• Meryem Marzouki, chercheur au CNRS (www-polytic.lip6.fr) et présidente de l'association IRIS (www.iris.sgdg.org)

jeudi 26 mars 2009

Conférence ce soir jeudi 26 mars à Paris : "Nos enfants face aux écrans"


Je serai ce soir à l'Ecole Blanche de Castille (8ter rue Roger Bacon, 75017 Paris) pour donner, à l'invitation des parents d'élèves de cet établissement, une conférence sur "Nos enfants face aux écrans".

mardi 24 mars 2009

Animation aujourd'hui de tables-rondes à Lille sur l'enfance et le numérique


Je suis aujourd'hui à Lille pour animer trois tables-rondes organisées par la Gendarmerie Nationale dans le cadre du FIC (Forum International sur la Cybercriminalité).

Ces trois tables-rondes, qui portent sur "Le numérique et l'enfance : approche et prévention", rassemblent des experts venus du Québec, d'Italie, d'Allemagne et, bien sûr, de France.

13h30 : Quels sont les dangers aujourd’hui ? Etat des lieux

M. Didier CHANAL, directeur des missions sociales, Fondation pour l'enfance - Paris (France),
Melle Camille MARTINI, juriste de l'Association contre la prostitution des enfants (ACPE) - Paris (France),
Mme Isabelle OUELLET, analyste en cybercriminalité, Bureau de coordination des enquêtes sur les délits informatiques, Sûreté du Québec - Montréal (Canada),
Chef d'escadron Alain PERMINGEAT, chef de la division de lutte contre la cybercriminalité au Service technique de recherches judiciaires et de documentation de la gendarmerie nationale (STRJD) - Rosny sous Bois (France),
Melle Julia VON WEILER, responsable du bureau d' Innocence en danger - Cologne (Allemagne),
Domenico VULPIANI, directeur du service de la Polizia postale e delle comunicazioni - Rome (Italie).

Animateur : M. Jacques HENNO, journaliste indépendant, auteur, conférencier, spécialiste des nouvelles technologies - Paris (France).

14h30 : Quels outils pour mener le combat ?

Sergente Josée LAFLAMME, experte en prévention, Bureau de la surveillance du territoire, Sûreté du Québec - Québec (Canada),
M. Laurent BAUP, juriste et chargé de mission Legal Counsel forum des droits sur l'internet - Paris (France),
M. Lionel THOUMYRE, directeur de la prévention et de la sécurité, MYSPACE France - Paris (France),
Mme Carole GAY, responsable des affaires juridiques et réglementaires, Association des fournisseurs d'accès et de services Internet (AFA) - Paris (France),
M. Antoine GILLES, chef de produit, Profil Technology - Montrouge (France),
M. Pierre-Yves LEBEAU, capitaine de police, chef de la plateforme nationale de signalements, Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) - Paris (France),
Frédéric Géraud De Lescazes, direction des affaires publiques et juridiques, Microsoft France - Paris (France),

Animateur : M. Jacques HENNO, journaliste indépendant, auteur, conférencier, spécialiste des nouvelles technologies - Paris (France).

15h30 : Le role des adultes dans la prévention

Mme Déborah ELALOUF, directrice de Tralère, partenaire en charge de la création des programmes et des actions de sensibilisation d'Internet Sans Crainte - Paris (France),
Mme Véronique FIMA, directrice d'Action Innocence France - Paris (France),
Mme Pascale GARREAU, directrice de la communication, Internet Sans Crainte - Paris (France),
Mme Jeanne-Marie HEBBINCKUYS, présidente de l' Ecole de grands-parents Européens - Lille (France),
M. François BISSON, agent expert en prévention, Service de Police - Lévis Québec (Canada),

Animateur : M. Jacques HENNO, journaliste indépendant, auteur, conférencier, spécialiste des nouvelles technologies - Paris (France).

jeudi 19 mars 2009

Conférence ce soir, jeudi 19 mars, à Amiens : "Les enfants et les nouvelles technologies"


Je serai ce soir à Amiens, à l'Institut Education Motrice Saint-Exupéry (89, rue Sagebien) pour donner une conférence sur Les enfants et les nouvelles technologies, à l'invitation d'élus locaux : Olivier Jardé, député de la Somme, Marc Vaudreville, président du Comité de Quartier « Amiens – Plein Sud » et Hubert Henno, conseiller général du canton d’Amiens Sud.

mardi 17 mars 2009

Conférence ce soir mardi 17 mars à Roubaix : "Comment aider les enfants à grandir avec les nouvelles technologies ?"


Je serai ce soir à Roubaix, pour donner une conférence sur "Comment aider nos enfants à grandir avec les nouvelles technologies ?", à l'invitation de l'association des parents d'élèves de l'Ecole et du Collège Jeanne d'Arc, 68, Rue Barbieux, 59100 Roubaix‎, http://www.jdarc-rx.com/

lundi 9 mars 2009

Invité de l'émission A la carte sur France 3 "Jeux d'argent : le Net en Folie"

L'équipe de l'émission "A la Carte", présentée par valérie Durier, sur France 3, m'a invité à participer au débat qu'elle organisait vendredi dernier 6 mars, sur le thème "Jeux d’argent : le Net en folie".

"Le ministre du budget, vient de dévoiler le projet de loi permettant l’ouverture à la concurrence. A quoi peut-on jouer ? Quels sont les risques auxquels on s’expose en surfant sur des sites étrangers ? Peut-on devenir addict à ces jeux en ligne ? @ la carte fait le point aujourd’hui sur toutes ces nouvelles formes de jeux."

Vous pouvez retrouver cette discussion sur http://programmes.france3.fr/a-la-carte/index-fr.php?page=integrales&emission=596

Les autres invités de l'émission étaient : David Breitner, joueur en ligne, Antoine Chéron, avocat, et Marc Valleur, psychiatre des hôpitaux, médecin chef du Centre médical Marmottan à Paris.

Interviewé par France 24 sur le cyberharcèlement


Natalia Gallois, journaliste pour l'émission "Sur le Net" diffusée sur la chaîne internationale France 24, m'a interviewé dans le cadre d'un reportage qu'elle réalisait sur le cyberharcèlement et qui a été diffusé ce week-end.
Vous pouvez retrouver ce reportage sous forme de podcast en vous rendant sur la page http://www.france24.com/fr/podcasts/video, puis en choisissant l'émission Sur le Net (en bas de la page), puis en téléchargeant l'émission datée du 7 mars 2009.
Le cyberharcèlement concerne surtout les pré-adolescents et les adolescents. Il consiste à utiliser les nouvelles technologies pour harcéler un mineur en lui envoyant des messages non sollicités sur son téléphone portable, sur sa messagerie électronique, ainsi que via FaceBook ou un autre réseau social. Il peut également s'agir de détourner un cliché récupéré sur un blog ou un réseau social, de façon à ridiculiser le jeune pris en photo. Cette image, éventuellement modifiée grâce à un logiciel de retouche, est ensuite diffusée sur Internet ou par mobile.

« Avec les nouvelles technologies, il y aura toujours un décalage parents-enfants »


Arnaud Devillard, journaliste pour 01net, m'a demandé mon avis sur les dangers des nouvelles technologies pour les mineurs et sur les conseils à donner aux parents pour aider leurs enfants à tirer le meilleur profit de ces outils.

Retrouvez cet interview, paru vendredi dernier, sur : http://www.01net.com/editorial/404250/-avec-les-nouvelles-technologies-il-y-aura-toujours-un-decalage-parents-enfants-/?rss

Pour moi, il est évident que les nouvelles technologies constituent des outils formidables, auxquels les jeunes doivent avoir accès. Les parents doivent cependant être prévenus d'un certain nombre de dangers qui existent, afin d'établir un dialogue constructif avec leurs enfants.

Comme je le dis souvent aux parents, au cours des conférence que je suis régulièrement amené à donner sur ce sujet (voir le site LesConfs.net), "si vous rentrez chez vous et que vous jetez à la poubelle ordinateur, console de jeux et téléphone portable, c'est que j'ai raté quelque chose !"

Interviewé sur France 24 sur le cyberharcèlement


Natalia Gallois, journaliste pour l'émission "Sur le Net" diffusée sur la chaîne internationale France 24, m'a interviewé dans le cadre d'un reportage qu'elle réalisait sur le cyberharcèlement et qui a été diffusé ce week-end.
Vous pouvez retrouver ce reportage sous forme de podcast en vous rendant sur la page http://www.france24.com/fr/podcasts/video, puis en choisissant l'émission Sur le Net (en bas de la page), puis en téléchargeant l'émission datée du 7 mars 2009.
Le cyberharcèlement concerne surtout les pré-adolescents et les adolescents. Il consiste à utiliser les nouvelles technologies pour harcéler un mineur en lui envoyant des messages non sollicités sur son téléphone portable, sur sa messagerie électronique, ainsi que via FaceBook ou un autre réseau social. Il peut également s'agir de détourner un cliché récupéré sur un blog ou un réseau social, de façon à ridiculiser le jeune pris en photo. Cette image, éventuellement modifiée grâce à un logiciel de retouche, est ensuite diffusée sur Internet ou par mobile.

mardi 3 mars 2009

Conférences sur les nouvelles technologies et la vie privée

Publics concernés : adultes, adolescents

Sites Web visités, courriers électroniques échangés, appels passés depuis un téléphone fixe ou mobile, achats payés avec une carte bancaire, carte d'abonnement de transport en commun validé lorsque nous prenons le bus ou le métro... le moindre de nos gestes donne désormais lieu à une trace électronique qui peut être conservée pendant plusieurs années.

Ces données peuvent être recoupées avec les renseignements que nous communiquons en nous abonnant à un site Internet ou en remplissant un questionnaires en ligne ou un simple formulaire papier. Le tout dresse un portrait saisissant de toutes nos habitudes : combien gagnons-nous ? ; les sommes que nous dépensons en produits culturels ou en aliments pour chats ; partons-nous souvent en voyage ? quelles sont nos orientations politiques ?

Sur notre propre vie, ces fichiers en savent plus que nous !

Sans que nous nous en apercevions, se constitue ainsi un "double numérique" de nous-même : une base de données composée d'une myriade de fichiers informatiques qui sont recoupés entre eux. Nous ne connaissons ni son contenu, ni ses utilisateurs, ni les buts poursuivis par ces derniers.

Savez-vous, par exemple, que lorsque vous remplissez la Grande Enquête Spéciale Consommation, qui comprend pas loin de 600 items et qui est envoyée chaque année à des millions de familles, les informations que vous donnez à une entreprise de droit français peuvent être transférées aux agences de renseignements américaines ? Celles-ci peuvent alors s'en servir pour déterminer si vous représentez une menace terroriste potentielle lorsque vous vous rendez aux Etats-Unis.

Un simple fichier commercial peut ainsi se transformer en auxiliaire de police.

Plus inquiétant : dans quelques années toutes ces informations seront connectées à un identifiant biométrique qui permettra aux services de police d'accéder instantanément à notre "double numérique". Déjà, les détenteurs de passeports biométriques, lorsqu'ils traversent une frontière, communiquent automatiquement leur nom, leur photo, leurs empreintes, etc., aux services des douanes. Mais certains rêvent d'une puce RFID (lisible à distance) implantée sous la peau de chaque être humain. Nous serons alors suivis à la trace. Notre double numérique pourra alors être discrètement consulté avant de nous autoriser - ou non - à pénétrer dans des zones protégées, car susceptibles d'être la cible d'attentats terroristes : manifestations sportives ou culturelles, installations stratégiques...A moins que certains esprits malintentionnés ne se servent de ces informations à des fins politiques.

Ces technologies se mettent en place sans déclencher le moindre débat démocratique. Pourtant, elles conditionnent nos libertés de demain.

Références :


- Conférences :

o Loudeac (Côtes d'armor), lundi 26 février 2007, au palais des Congrès de Loudeac, pour le lycée Fulgence Bienvenüe et l'Université du Temps Libre, "Nouvelles technologies et vie privée"

o Paris, samedi 21 octobre 2006, de 16H30 à 18H, en Sorbonne, participation au débat "Contrôler Internet : la liberté mise en danger ?", à l'occasion des "Rencontres de la Cité de la Réussite". Cet échange a été enregistré. Vous pouvez le revoir sur le site de l'Ina (Institut National de l'Audiovisuel), en cliquant ici

o 31 mars 2006, "Biométrie, bases de données et libertés : tous fichés, tous suspects ?", Alès (à l'initiative de l'antenne locale de la Ligue des Droits de l'Homme)


- Publications :

** livre
"Tous fichés : l'incroyable projet américain pour déjouer les attentats terroristes" décrit le programme de Surveillance Totale, imaginé après le 11 septembre par les services de renseignements américains pour déjouer les attentats terroristes : il s'agit d'accumuler des informations sur le maximum d'habitants de la planète.

Pour mener à bien ce projet incroyable, initié par un ancien collaborateur de Reagan, les Américains ont besoin de mettre la main sur le plus grand nombre possible de bases de données commerciales. Ces fichiers sont ensuite exploités à l'aide d'outils informatiques sophistiqués (le data mining) pour y déceler des comportements anormaux, annonciateurs de la préparation d'attentats.

** article dans la presse
Avril 2006, mensuel Que Choisir,

"Enquête de consommation : au service de l'Oncle Sam" ou comment "les données tirées de la grande enquête sur la consommation des foyers envoyée chaque année à 15 millions de ménages français peuvent être transmises aux agences de renseignements américaines."


- Interventions dans les médias sur ce sujet :

o mardi 28 novembre 2006, France Inter, invité d'Isabelle Giordano et Yves Decaens pour leur émission "Service public"
Thème : "La protection du citoyen sur la Toile"
Vous pouvez réécouter cette émission dans les archives de www.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic

o lundi 15 mai 2006, Europe 1, invité de Pierre-Louis Basse pour son émission "A l'air libre"
Thème : "Après les USA, faut-il avoir peur de la surveillance électronique?"
Retrouvez les références de cette émission sur www.europe1.fr

o mercredi 3 mai, chat en direct sur Lemonde.fr
"Big Brother est-il tapi au fond de notre ordinateur ?"
Retrouvez l'intégralité de cette discussion en ligne sur le site du Monde

o lundi 10 avril, France 2, invité de Laurent Ruquier pour son émission "On a tout essayé"
Thème : "Nous sommes tous fichés, en plus nous sommes mal fichés"


Renseignements : jhenno@yahoo.com

Les thèmes de mes conférences

lundi 2 mars 2009

L'usine de retraitement de La Hague (Manche), en France



La société Areva vient de publier un communiqué annonçant qu'un «transport en cours de préparation de combustibles nucléaires MOX entre l’Europe et le Japon partira de France.»

Rappelons que le MOX (Mélange d'OXydes) est un combustible, destiné aux centrales nucléaires civiles.

En France, deux sites participent à la fabrication du Mox : l'usine de retraitement de La Hague (photo ci-dessus : cliquez dessus ou ici pour l'agrandir), située dans le département de la Manche et l'usine Areva Mélox de Marcoule, située à cheval sur les communes de Chusclan et de Codolet, près de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard.

Pour produire du MOX, il faut en effet du plutonium et de l'uranium appauvri. Le Mox contient des oxydes d'uranium (UO2) et de plutonium (PuO2). Il est composé de 6 à 7 % de plutonium et de 93 % d'uranium appauvri.

Le plutonium est extrait à La Hague des barres d'uranium "brûlées" dans un réacteur nucléaire, civil ou militaire : une fois le réacteur en activité, l’uranium 235 contenu dans les barres de combustible est peu à peu remplacé par du plutonium 239. La Hague a été choisie par les autorités françaises pour y installer une usine de retraitement en raison du faible risque de tremblement de terre (présence d'un socle géologique ancien et stable) et de la présence de courants marins et de vents forts susceptibles d'évacuer rapidement les "effluents". Inaugurées en 1966, les installations de La Hague ont d'abord servi au programme militaire français d'armement nucléaires. A la fin des années soixante, l'usine s'est orientée vers le traitement du combustible civil.

Le plutonium, obtenu à La Hague est ensuite mixé à Marcoule avec de l'uranium appauvri issu de l'étape d'enrichissement de l'uranium (l’uranium naturel contient trois types d’isotopes, c’est-à-dire trois variantes d'un même élément caractérisée par le nombre de neutrons dans leur noyau : 99,28% d’uranium 238 - ou U238 -, 0,71% d’U235 et 0,0054% d’U234. Seul l’U235 est fissile, c’est-à-dire qu’il peut engendrer une réaction en chaîne. Et sa proportion doit atteindre 3 à 5% pour servir de combustible dans une centrale nucléaire et plus de 90% pour servir d’explosif dans une bombe nucléaire. Augmenter la teneur en U235 est l’objectif de l’enrichissement).

Une dizaine de compagnies électriques japonaises gérant des centrales atomiques ont des projets d'utilisation de Mox. Areva a signé des contrats avec un producteur de combustible nucléaire japonais, NFI (Nuclear Fuel Industries), pour la fourniture de Mox destiné à quatre de ces compagnies électriques : en 2006 avec Chubu, Kyushu et Shikoku, et en 2008 avec Kansai.

Le contrat avec Kansai, par exemple, «porte sur l’approvisionnement de 16 assemblages combustibles MOX destinés aux unités 3 et 4 de la centrale nucléaire de TAKAHAMA, implantée dans la préfecture de Fukui (Japon). La fabrication des combustibles se déroulera à l’usine AREVA de MELOX (Gard, France). Le plutonium issu du traitement à l’usine AREVA de La Hague des combustibles usés sera ainsi recyclé puis renvoyé au Japon sous forme de MOX.»

A noter que le communiqué publié par Areva au sujet du transport de Mox en cours de préparation, indique : «En accord avec les Gouvernements des 3 pays concernés (France, Japon et Royaume-Uni), et pour d’évidentes raisons de sécurité, la communication sur cette opération sera faite de la façon suivante par AREVA, nos trois clients électriciens japonais (Chubu Electric Power Company, Shikoku Electric Power Company et Kyushu Electric Power Company) et par la NDA britannique, qui en sont parties prenantes:
• les informations relatives aux opérations seront diffusées dans les jours qui les précèdent
• l'heure du départ d’Europe vers le Japon et la route maritime qui sera suivie seront communiquées le jour suivant le départ d'Europe.

Une communication similaire est mise en place simultanément au Japon par les industriels impliqués dans ces opérations (Chubu Electric Power Company, Shikoku Electric Power Company et Kyushu Electric Power Company) et au Royaume Uni par la NDA.»

En quoi la NDA (Nuclear Decommissioning Authority - l'autorité chargée de superviser le démantèlement des installations nucléaires anglaises) et le gouvernement britannique sont-ils concernés par ce transport de Mox partant de France et à destination du Japon ?

Il semble que du plutonium anglais soit utilisé par Areva pour fabriquer du Mox. Le fabricant anglais Sellafield Limited n'a jamais réussi à faire fonctionner correctement son usine de Mox, située à Sellafield. Pour tenir ses engagements, Sellafield Limited aurait sous-traité une partie de sa production de Mox à Areva. En compensation, l'industriel français recevrait du plutonium anglais (voir l'article consacré à Sellafield sur l'Atlas du Nucléaire).

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cap_de_la_Hague

http://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_de_retraitement_de_la_Hague

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mox

http://www.lahague.areva-nc.com

La France importe du plutonium anglais en toute discrétion, article publié le 21.05.08, Lemonde.fr