Retour à la liste des articles

Articles parus dans Capital

Philippe Kahn : ruiné, ce Français de la Silicon Valley a refait fortune (septembre 1998)

Dans les années 80, c'était l'enfant terrible de l'informatique. Arrivé dans la Silicon Valley en 1982 après avoir échoué à l'agrégation de maths, le Français Philippe Kahn n'avait pas tardé à y faire fortune. A coups d'audaces marketing, Borland, l'éditeur de logiciels qu'il avait fondé, était devenu un mini-Microsoft : 2,7 milliards de francs de chiffre d'affaires, 2 700 salariés Mais de nombreuses erreurs de gestion avaient rapidement provoqué la chute de cet ancien prof. En 1995, il avait dû quitter sa propre entreprise, en perte de vitesse
Aujourd'hui, Philippe Kahn occupe à nouveau le devant de la scène. Pour plus de 1,2 milliard de francs, il vient de céder à Motorola sa nouvelle compagnie. Le nom qu'il avait donné à cette start-up créée juste avant son départ de Borland, «Starfish», n'est pas innocent : il signifie, en anglais, étoile de mer (ses tentacules, lorsqu'ils sont coupés, repoussent). Spécialisée dans les logiciels pour mobiles (les pagers et autres téléphones fabriqués par Motorola, Philips ou Ericsson), Starfish a mis au point Rex, le plus petit agenda électronique du monde, de la taille d'une carte de crédit. «Philippe est génial quand il développe des produits, mais gérer une entreprise, ça le barbe, confie une de ses ex-collaboratrices. Il a bien fait de vendre.» Reste à savoir si notre homme, redevenu richissime, aura le courage de créer une troisième société. Réponse dans les prochains mois

J.H.


 Retour à la liste des articles

 

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons

Creative Commons License

Si vous souhaitez reproduire tout ou partie des contenus de cette page, merci de :

- indiquer l'origine (Jacques Henno / www.henno.com) des informations que vous citez ;

- ne pas modifier les données originelles ;

- ne pas reproduire ces contenus à des fins commerciales.

Mentions légales