| Retour à la liste des articles |
Dans les années 80, c'était l'enfant
terrible de l'informatique. Arrivé dans la Silicon Valley
en 1982 après avoir échoué à l'agrégation
de maths, le Français Philippe Kahn n'avait pas tardé
à y faire fortune. A coups d'audaces marketing, Borland,
l'éditeur de logiciels qu'il avait fondé, était
devenu un mini-Microsoft : 2,7 milliards de francs de chiffre
d'affaires, 2 700 salariés Mais de nombreuses erreurs de
gestion avaient rapidement provoqué la chute de cet ancien
prof. En 1995, il avait dû quitter sa propre entreprise,
en perte de vitesse
Aujourd'hui, Philippe Kahn occupe à nouveau le devant de
la scène. Pour plus de 1,2 milliard de francs, il vient
de céder à Motorola sa nouvelle compagnie. Le nom
qu'il avait donné à cette start-up créée
juste avant son départ de Borland, «Starfish»,
n'est pas innocent : il signifie, en anglais, étoile de
mer (ses tentacules, lorsqu'ils sont coupés, repoussent).
Spécialisée dans les logiciels pour mobiles (les
pagers et autres téléphones fabriqués par
Motorola, Philips ou Ericsson), Starfish a mis au point Rex, le
plus petit agenda électronique du monde, de la taille d'une
carte de crédit. «Philippe est génial quand
il développe des produits, mais gérer une entreprise,
ça le barbe, confie une de ses ex-collaboratrices. Il a
bien fait de vendre.» Reste à savoir si notre homme,
redevenu richissime, aura le courage de créer une troisième
société. Réponse dans les prochains mois
J.H.
| Retour à la liste des articles |
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons
Si vous souhaitez reproduire tout ou partie des contenus de cette page, merci de :
- indiquer l'origine (Jacques Henno / www.henno.com) des informations que vous citez ;
- ne pas modifier les données originelles ;
- ne pas reproduire ces contenus à des fins commerciales.